Bitácora de Alena Collar

Una Ventana donde asomarse

Vaho/Buée

En Madrid parece que el invierno hace acto de fe estos últimos días.

Amanecemos con niebla y nos quedamos con un cielo claro, azul y helado a eso de las once, o se nubla como ayer tarde y caen gotas que no terminamos de catalogar como lluvia, llovizna, aguanieve, o chispeo sin más.

Pero hace frío. Los cristales de la ventana están ahora mismo empañados, contra un negro sin luna aparente, contra el reflejo de las luces de la calle.

Empañados, no se sabe bien de qué…

¿De qué estará compuesto este vaho nocturno, de todos los ecos del día que ha transcurrido, de las músicas que me acompañaron, de los libros que estuve leyendo cerca de él, de silencios y voces quedas?…

El vaho no dice nada. Solo permanece ahí; fiel acompañante en la noche, como capa protectora que me cuidara ante lo externo.

Hace frío. Ya lo he dicho. Miro por la ventana y me arrebujo en la manta; hay una lamparita de mesa que deja tenue luz tamizada; aquí, dentro de la intimidad, dentro del interior de mi mundo.

Y el silencio tranquilo deja en la calma que la madrugada de hielo se quede  fuera.

 

 

Buée

À Madrid il semble que l’hiver fait acte de foi ces derniers jours.

A l´aube le ciel etait avec le brouillard et nous gardons un ciel clair, bleu et glace vers onze heures, ou il s’assombrit comme hier tard et ils tombent gouttes que ne terminons pas de cataloguer comme pluie, bruine, neige fondue, ou j’étincelle sans plus.

Mais il fait froid. Les verres de la fenêtre sont tout de suite embués, contre un noir sans lune apparente, contre le reflet des lumières de la rue.

Embués, il ne se sait pas bien…va donc savoir…

De qu’il sera composé cette vapeur nocturne, de tous les échos du jour que s’est écoulé, des musiques que m’accompagnèrent, des livres qui fus en train de lire tout près d’eux, de silences et voix calmes?…

La vapeur ne dit rien.  Reste là; fidèle accompagnateur dans la nuit, comme cape protectrice que je soignasse devant l’externe.

Il fait froid. Je l’ai déjà dit. Je regarde par la fenêtre et je m’enveloppe dans la couverture; il y est une lampe de table qu’il laisse ténue lumière tamisée; ici, dans l’intimité, dans l’intérieur de mon monde.

Et le silence tranquille laisse en le calme que l’aube de glace reste  au dehors….

 

 

Febrero 3, 2008 Publicado por alenar | Del vivir habitual | | 1 comentario